Aperçu du marché : diminution de 88 % des importations de GNL au Canada depuis 2011

Date de diffusion : 2018-03-28

La seule installation d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) au Canada, le terminal méthanier Canaport, au Nouveau-Brunswick, a été achevée en 2009 et devait approvisionner en gaz naturel les marchés de l’Est et les Maritimes. Les conditions du marché ayant changé, le nombre de cargos qu’a accueillis le terminal a chuté de 88 % depuis son sommet, atteint en 2011Note de bas de page 1. Cette année-là, plus de 3 milliards de mètres cubes (9 millions de mètres cubes par jour ou 324 millions de pieds cubes par jour [Mpi³/j]) de GNL en équivalent de gaz naturel ont été déchargés à Canaport; ce volume ne représente tout de même que le tiers de sa capacité d’envoi. En 2017, Canaport a reçu tout juste plus de 400 millions de mètres cubes (une moyenne de 1,1 million de mètres cubes ou 39 Mpi³/j par jour), soit à peine 4 % de sa capacité d’envoi maximale de 28 millions de mètres cubes (1 milliard de pieds cubes) par jour.

Cargaisons de GNL importées dans les Maritimes de 2009 à 2017

Source et description

Source : Office national de l’énergie – Pour en savoir plus, y compris les révisions et les mises à jour, consultez le Sommaire des importations GNL – Détails sur les expéditions.

Description : Le graphique montre le nombre de cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) qui ont été importées au terminal méthanier Canaport de 2009 à 2017, établi sur une cargaison type de 80 millions de mètres cubes. Treize cargaisons de GNL ont été importées en 2009, 28 en 2010, 42 en 2011, 21 en 2012, 13 en 2013, 7 en 2014, 8 en 2015, 4 en 2016 et 5 en 2017.

La dynamique du marché du gaz naturel en Amérique du Nord a changé. Le recours, il y a une dizaine d’années, aux techniques de fracturation hydraulique et de forage horizontal a rendu accessible le gaz de schiste dont la production n’était jusque-là pas rentable. Il s’en est suivi une augmentation de la production de gaz naturel partout sur le continent et, par effet d’entraînement, une diminution du besoin de GNL. Résultat : de nombreuses installations d’importation de GNL se sont trouvées sous utilisées et certaines ont même été désaffectées. La hausse de la production de gaz naturel dans le Nord-Est américain et l’accès plus facile à des pipelines dans la régionNote de bas de page 2 ont réduit la nécessité d’importer du GNL à Canaport, malgré le déclin de la production de gaz naturel dans les Maritimes.

En dépit de l’accès facilité au gaz naturel produit aux États-Unis par pipeline, on continue d’importer du GNL à Canaport, puisqu’on y a recours pour satisfaire la demande dans les Maritimes et le Nord-Est des États-Unis, en particulier en hiverNote de bas de page 3. Depuis toujours, le GNL importé au Canada provient de grands pays producteurs des Caraïbes et du Proche-Orient. Des importations de GNL qui arrivent par navires, 55 % sont issues des Caraïbes et 41 % du Proche-Orient. De petits volumes sont aussi importés d’Europe, d’Afrique et d’Amérique du SudNote de bas de page 4.

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