Aperçu du marché : Plus grande capacité de raffinage au Canada malgré un plus petit nombre de raffineries

Date de diffusion : 2018-04-11

Le Canada avait auparavant beaucoup de petites raffineries; il compte maintenant moins de raffineries relativement plus grandes. Malgré la diminution du nombre de raffineries, la capacité moyenne par raffinerie au Canada a augmenté. En 2016, la capacité moyenne par raffinerie a atteint un niveau record de 18 084 m³/j (113 750 Mb/j), par suite du regroupement de petites raffineries en plus grandes usines.

Entre 2005 et 2013, trois raffineries ont fermé leurs portes dans le centre et l’Est du Canada : Imperial Oil à Dartmouth (2013), Shell à Montréal (2010) et Petro-Canada à Oakville (2005). L’âgeNote de bas de page 1 et le manque de sophistication de ces raffineries ont certes constitué des facteurs, mais ce sont les règlements environnementaux relatifs à l’essence [anglais seulement], la diminution de la demande globale de produits pétroliers raffinés ainsi que les coûts plus élevés du pétrole brut pour les raffineries du centre et de l’Est du pays qui ont entraîné la fermeture et le regroupement des petites raffineries.

En 2012, une raffinerie a fermé ses portes dans l’Ouest canadien également : la raffinerie Parkland à Bowden, en Alberta.

Source et description

Source : Association canadienne des producteurs pétroliers

Description : En 1947, le Canada comptait 32 raffineries ayant chacune une capacité moyenne de 1 300 m³/j (8 177 b/j). Le nombre total de raffineries a augmenté, de sorte que vers 1958, il y avait 45 raffineries d’une capacité moyenne de presque 3 000 m³/j (18 870 b/j). Depuis 1958, le nombre total de raffineries a diminué de façon constante alors que la capacité moyenne par raffinerie a augmenté régulièrement. En 2016, la capacité moyenne par raffinerie a atteint 18 10³m³/j (114 000 b/j).

Le prix plus élevé du pétrole brut importé est une des raisons expliquant la fermeture de raffineries dans le centre et l’Est du Canada. Les raffineries en Ontario, au Québec et au Canada atlantique, qui importent du pétrole brut léger Brent, ont vu leurs coûts augmenter, en particulier entre 2011 et 2012, lorsque l’indice différentiel entre Brent et WTI a atteint 27 $ le baril. Pour leur part, les raffineries dans l’Ouest du pays avaient accès au pétrole brut moins cher de l’Ouest canadien.

Avant que la raffinerie Sturgeon, au nord-est d’Edmonton, entre en service en 2017, aucune nouvelle raffinerie n’avait été construite au Canada en 30 ans.

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