Aperçu du marché : Historique des émissions de GES du Canada – Mise à jour 2020

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Date de diffusion : 2020-08-12

Les émissions de gaz à effet de serre (« GES ») du Canada ont augmenté de 21 % de 1990 à 2018Note de bas de page 1, passant de 603,2 mégatonnes d’équivalent CO2 (« Mt d’éq. CO2 ») à 729,2 Mt d’éq. CO2. À eux quatre, les secteurs pétrolier et gazier, de l’électricité, des transports et de la production de charbon représentaient environ 61 % de ce total en 2018.

Après avoir connu une tendance à la hausse régulière dans les années 1990, celle-ci a varié d’une année à l’autre depuis 2000. La plus forte baisse des émissions est survenue pendant la crise financière de 2008 (diminution de 61,8 Mt, ou 8,33 %, entre 2007 et 2009). Malgré reprise de la tendance à la hausse, les émissions produites en 2018 étaient tout de même légèrement inférieures à celles d’avant la crise financière.

Figure 1. Émissions de GES au Canada par secteur, de 1990 à 2018

Source et description

Source : Environnement et Changement climatique Canada

Description : Le graphique à colonnes empilées ci-dessus illustre les émissions de GES par secteur au Canada de 1990 à 2018. Dans l’ensemble, ces émissions ont augmenté, passant de 603,2 Mt éq. CO2 en 1990 à 729,1 Mt éq. CO2 en 2018, après avoir atteint un sommet de 742,1 Mt éq. CO2 en 2001. Depuis 1990, le secteur pétrolier et gazier et le secteur des transports sont les deux principaux émetteurs de GES.

L’incidence à long terme de la pandémie de la COVID-19 sur les émissions de GES du Canada demeure incertaine. Toutefois, à court terme, on s’attend à ce qu’elles aient reculé en raison de la diminution de la demande des consommateurs pour les combustibles et l’électricité et du ralentissement de l’activité dans le secteur pétrolier et gazier en amont.

Les émissions de GES depuis 1990 ont été alimentées par l’augmentation observée dans le secteur des transports (de 120,3 Mt à 185,9 Mt) et celui du pétrole et du gaz (de 105,7 Mt à 193,2 Mt). L’essentiel de la hausse dans ce dernier est attribuable à l’exploitation des sables bitumineux, surtout l’extraction in situ. Au cours de cette période, grâce aux progrès technologiques et aux améliorations enregistrés en matière d’efficacité de l’exploitation, une partie la croissance dans ces deux secteurs a été neutralisée.

C’est le secteur de l’électricité qui a connu la plus forte baisse des émissions de GES, en raison d’un recul de la part de la production au charbon. De 1990 à 2018, les émissions de GES provenant de la production d’électricité ont chuté de 94,7 Mt à 64 Mt. L’Ontario a complété son élimination progressive des centrales au charbon en 2014. Les provinces qui dépendent encore beaucoup du charbon pour produire de l’électricité (Alberta, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Saskatchewan) s’emploient elles aussi à l’éliminer progressivement.

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